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Cet espace est dédié à la découverte de l’actualité du domaine et de la vie de l’exploitation au fil des saisons.

Vous y retrouverez les temps forts de notre activité viticole, les différents étapes de l’élaboration de nos vins ainsi que les nouveautés du domaine.

 

À travers ce blog, nous souhaitons partager avec vous notre savoir-faire, notre attachement au sens du detail et les coulisses d’un métier exercé avec passion, dans un esprit déchange et de proximité

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Au coeur du vignoble : les chroniques de la Vigne et du Vin.

 Au fil des saisons, découvrez la vie du domaine, le travail de la vigne et les secrets de nos cuvées dans un monde qui change.

 Bonne découverte.

Des vendanges à la vinification : le millésime 2026 prend vie au Domaine Jeanson

Les vendanges ont commencé au Domaine Jeanson le 27 août.
Après plusieurs mois de travail dans les vignes, un nouveau chapitre s’ouvre. Les raisins quittent progressivement les parcelles pour rejoindre le chai, et avec eux commence une nouvelle aventure : celle de la vinification. Les vendanges marquent ainsi un passage particulier dans la vie du domaine. Elles sont à la fois l’aboutissement d’une année passée auprès de la vigne et le point de départ d’un vin qui, à ce moment-là, n’existe encore qu’à l’état de raisin et de jus.

De la vigne au chai

Lorsque les premières grappes arrivent au domaine, le rythme change.Pendant des mois, nous avons accompagné la vigne. Désormais, notre attention se porte sur les raisins récoltés et sur ce qu’ils vont devenir.Les raisins sont réceptionnés au chai et commencent leur transformation. Selon les cépages et les vins recherchés, ils sont travaillés différemment.Pour certains raisins, le chemin mène vers le pressoir. Les premiers jus apparaissent alors, avec leurs couleurs, leurs parfums et leurs caractéristiques propres.Pour les rouges, les raisins vont entrer dans une autre étape : la cuvaison et la fermentation permettront progressivement d’extraire et de révéler leur matière, leur couleur et leurs arômes.À cet instant, le millésime commence véritablement à se dessiner.

Les premiers jus, puis les premiers signes de fermentation

C’est probablement l’un des moments les plus fascinants des vendanges.Au départ, il y a simplement le raisin.Puis apparaissent les premiers jus.Et bientôt, les signes de fermentation commencent à transformer le chai : les odeurs évoluent, les arômes se développent, les jus changent peu à peu de caractère.Nous suivons attentivement cette évolution.Nous observons les cuves, nous goûtons, nous contrôlons les températures et nous adaptons notre accompagnement à ce que nous racontent les raisins.Car la vinification n’est pas simplement une succession d’étapes définies à l’avance. Chaque millésime possède son propre caractère et demande d’être accompagné différemment.

Accompagner plutôt que tout imposer

Au domaine, notre approche de la vinification s’inspire d’une volonté de laisser au raisin la possibilité de s’exprimer.Nous cherchons notamment à limiter les manipulations et à utiliser le froid lorsque cela nous permet de maîtriser les fermentations tout en préservant la fraîcheur et les expressions aromatiques des raisins.Pour les blancs et les rosés, la maîtrise de la température est particulièrement importante afin de préserver leur profil aromatique.Pour les rouges, les cuvaisons permettent progressivement au vin de révéler la personnalité des cépages et du millésime.Notre rôle est donc aussi celui d’un observateur : regarder, sentir, goûter et accompagner.

Le millésime commence à raconter son histoire

Chaque parcelle, chaque cépage et chaque récolte apporte quelque chose de différent.
Les premiers jours de vinification sont donc riches en découvertes. Certaines caractéristiques entrevues dans les raisins se confirment, d’autres évoluent au cours de la fermentation. Peu à peu, les jus deviennent des vins. Et avec eux apparaît la personnalité du millésime.
C’est ce qui rend cette période si particulière pour nous : après avoir travaillé toute une année dans les vignes, nous découvrons enfin ce que cette année va nous offrir dans les cuves. Le millésime 2026 commence à prendre vie.

Une nouvelle histoire commence

Les vendanges ne sont finalement pas seulement le moment où l’on récolte le raisin. Elles représentent une véritable transition.
La vigne laisse place au chai.
Le raisin devient jus.
Le jus devient vin.
Et derrière chaque cuve, il y a une année entière de travail, d’observation, de décisions et d’adaptation. Nous allons maintenant suivre cette transformation jour après jour, avec ses découvertes, ses interrogations, ses dégustations et ses petits moments de satisfaction. Parce qu’une fois les raisins récoltés, l’histoire du millésime ne fait que commencer.

🌿 Bienvenue dans les coulisses des vinifications 2026 du Domaine Jeanson. 🍇🍷.


✅ Post du 4 septembre 2026

Les vendanges commencent bien avant la récolte : dans les coulisses de la préparation du chai

Lorsque l’on pense aux vendanges, on imagine souvent les rangs de vignes, les grappes mûres et les premières caisses de raisins qui rejoignent la cave. Pourtant, la récolte ne débute pas avec le premier coup de sécateur. Bien avant ce moment tant attendu, un important travail de préparation est réalisé dans le chai.Au Domaine J, cette étape est indispensable. Elle permet d’accueillir les raisins dans les meilleures conditions et de préserver toute leur qualité afin d’élaborer des vins fidèles à notre terroir..

Une cave prête à accueillir le nouveau millésime

Après plusieurs mois de travail dans les vignes, les raisins arrivent enfin à maturité. Mais avant leur arrivée en cave, chaque équipement doit être soigneusement préparé. Toutes les installations qui seront en contact avec les raisins, le moût ou le vin sont nettoyées, contrôlées et désinfectées. Cette préparation concerne notamment :le pressoir ;l’égrappoir-fouloir ;les pompes à vendange ;les cuves en inox ;les tuyaux et les pompes de transfert ;les échangeurs tubulaires ;les groupes de froid ;la machine à vendanger ;les bennes autovidantes en inox. Chaque élément est vérifié afin d’être parfaitement opérationnel lorsque la récolte commencera.

L’hygiène : la première étape de la qualité

En œnologie, la propreté est essentielle.Des résidus ou des micro-organismes indésirables peuvent perturber les fermentations ou modifier les qualités aromatiques du vin. Même invisibles à l’œil nu, ils sont susceptibles d’avoir des conséquences sur le futur millésime.C’est pourquoi le nettoyage et la désinfection du matériel font partie intégrante de notre métier. Cette étape demande de la méthode, de la rigueur et beaucoup de temps, mais elle est indispensable pour garantir une vinification dans les meilleures conditions.Avant même de penser au vin de demain, il faut préparer son environnement.

Préserver la qualité tout en respectant l’environnement

Être vigneron en agriculture biologique ne consiste pas uniquement à travailler la vigne autrement. C’est aussi réfléchir à chacune de nos pratiques, y compris dans le chai.Le nettoyage représente une consommation importante d’eau. Nous veillons donc à utiliser uniquement les quantités nécessaires et à privilégier des méthodes et des produits adaptés à notre activité, afin de limiter notre impact sur l’environnement tout en assurant une hygiène irréprochable.Chaque geste compte lorsqu’il s’agit de produire un vin de qualité tout en préservant les ressources naturelles.

L’anticipation, une qualité indispensable

La préparation du chai est aussi une question d’organisation.Pendant les vendanges, le rythme s’accélère considérablement. Les raisins doivent être réceptionnés rapidement pour préserver toute leur fraîcheur et leur potentiel aromatique.En préparant l’ensemble du matériel en amont, nous pouvons nous consacrer pleinement à la récolte et aux premières étapes de la vinification dès l’arrivée des raisins.

Il ne reste plus qu’à attendre le bon moment

Une fois la cave prête, commence l’attente.Chaque jour, nous parcourons les parcelles pour suivre l’évolution de la maturité des raisins. Nous observons leur couleur, dégustons les baies et contrôlons les différents paramètres qui nous permettront de choisir la date idéale des vendanges.Car malgré toute l’anticipation et toute la préparation, c’est toujours la nature qui donne le dernier mot.Dans quelques jours ou quelques semaines, les premières grappes rejoindront la cave.

Le travail accompli en amont prendra alors tout son sens, ouvrant la voie à la naissance d’un nouveau millésime.


✅ Post du 26 août 2026

Suivre la maturité des raisins : comment savoir quand vendanger ?

Chaque année, à l’approche des vendanges, une même question revient : quand faut-il récolter les raisins ?La réponse paraît simple, mais elle ne l’est pas. Il ne suffit pas de regarder si les raisins ont changé de couleur ou de goûter quelques grains au hasard. Le choix de la date de récolte est le résultat de nombreuses observations réalisées directement dans les parcelles.Car derrière chaque vendange se joue une grande partie du futur millésime.

Une année de travail qui arrive à son moment décisif

Pendant plusieurs mois, nous avons accompagné la vigne : taille, entretien des sols, travail du végétal, observation de la végétation et surveillance de l’état sanitaire.Puis vient le mois d’août, lorsque les raisins commencent à évoluer rapidement.La véraison marque une étape importante : les baies changent progressivement de couleur, se ramollissent et leur composition se transforme.Les sucres augmentent, l’acidité évolue, les composés phénoliques se développent et les arômes se mettent progressivement en place.C’est à ce moment-là que nous commençons à surveiller de très près la maturité des raisins.

Prélever 200 baies pour mieux comprendre la parcelle

Pour suivre cette évolution, nous réalisons régulièrement des prélèvements de baies.L’objectif est d’obtenir un échantillon représentatif de la parcelle. Nous prélevons donc des raisins à différents endroits, sur différents ceps et à différentes positions sur les grappes.Une fois les baies récoltées, vient le moment de les observer et surtout de les déguster.Environ 200 baies peuvent ainsi nous donner une photographie de l’état de maturité de la parcelle à un instant donné.Nous pouvons ensuite suivre son évolution au fil des jours et comparer les différentes parcelles et les différents cépages.

Les analyses ne racontent pas toute l’histoire

Les analyses de laboratoire sont évidemment importantes. Elles permettent notamment de connaître précisément le degré potentiel, l’acidité et différents paramètres qui nous aident à suivre l’évolution du raisin.Mais dans notre métier, nous ne nous arrêtons pas aux chiffres.Nous goûtons les raisins.La peau se détache-t-elle facilement de la pulpe ? Quelle est sa texture ? Les pépins sont-ils encore verts ou commencent-ils à brunir ? Les tanins sont-ils agressifs ou déjà plus mûrs ? Les arômes sont-ils herbacés, fruités, mûrs ?Tous ces éléments nous donnent des informations complémentaires.La maturité n’est donc pas uniquement une question de sucre.

Maturité technologique et maturité phénolique

On parle souvent de maturité technologique, qui correspond notamment à l’évolution des sucres et de l’acidité.Mais pour les vins rouges, une autre notion est particulièrement importante : la maturité phénolique.Elle concerne notamment les tanins et les anthocyanes présents dans les pellicules et les pépins.Un raisin peut présenter un degré potentiel intéressant tout en n’ayant pas encore atteint l’équilibre recherché au niveau des tanins et des arômes.C’est pourquoi le choix de la date de vendange demande de trouver un équilibre entre plusieurs paramètres.Et cet équilibre peut être différent d’une parcelle à l’autre.

Chaque parcelle a son propre rythme

Dans un vignoble, toutes les parcelles ne mûrissent pas simultanément.L’exposition, la nature du sol, la disponibilité en eau, le cépage, l’âge des vignes, la charge en raisins ou encore les conditions météorologiques de l’année peuvent influencer la maturation.Dans notre vignoble méditerranéen, cette observation est devenue encore plus importante avec l’évolution du climat.Les périodes de fortes chaleurs et les sécheresses peuvent modifier la dynamique de maturation. Les raisins peuvent parfois accumuler rapidement des sucres alors que d’autres paramètres évoluent différemment.Le calendrier ne suffit donc plus : il faut observer la vigne et le raisin.

Décider de la date des vendanges

Toutes ces observations nous permettent progressivement de déterminer la période à laquelle chaque parcelle sera récoltée.Il ne s’agit pas forcément de chercher la maturité maximale, mais plutôt la maturité qui correspond au vin que nous souhaitons élaborer.Selon le cépage, la parcelle et la cuvée recherchée, nous pouvons privilégier davantage la fraîcheur, l’équilibre, le fruit ou la maturité des tanins.La date de récolte devient alors un véritable choix de vinification.

Et puis… les vendanges commencent !

Une fois les dates définies, il faut organiser le chantier : quelles parcelles récolter en premier ? Quel cépage ? Quelle organisation à la cave ? Les vendanges représentent plusieurs semaines particulièrement intenses. Elles sont aussi le moment où une année entière de travail dans les vignes entre enfin dans la cave. À partir de là commence une autre histoire : celle de la fermentation et des vinifications.

Le millésime 2026 se prépare maintenant

Tout au long de cette période, nous allons vous faire découvrir les coulisses de notre millésime 2026 : les prélèvements, les dégustations de baies, les premières parcelles récoltées, l’arrivée des raisins à la cave et les premières étapes des vinifications.Parce qu’avant de retrouver le vin dans votre verre, il y a des mois d’observation, de décisions, d’adaptation et beaucoup de travail.Et cette année encore, la vigne nous rappelle une chose essentielle :
on peut préparer les vendanges, mais on ne peut jamais totalement prévoir ce que nous réservera le millésime. 🍇🌿


✅ Post du 16 août 2026

Appréhender l’avenir : être vigneron face à un climat qui change

Comment continuer à cultiver la vigne lorsque les repères changent ?
Être vigneron, c’est travailler avec la nature. C’est observer le ciel, le sol, la vigne, les saisons… et accepter qu’une partie de notre métier nous échappe toujours.Mais depuis plusieurs années, quelque chose a profondément changé.Dans notre région, nous faisons désormais face à des conditions climatiques auxquelles nous devons nous adapter en permanence. Notre territoire subit aujourd’hui sa troisième sécheresse consécutive, tandis que les épisodes de chaleur et de canicule deviennent plus fréquents et plus intenses.Et cet été 2026 en est une nouvelle illustration.

Une vigne confrontée au manque d’eau

La sécheresse n’est pas seulement l’absence de pluie.C’est un sol qui s’assèche progressivement, des réserves en eau qui diminuent, une végétation qui peine à se développer et une vigne qui doit trouver les ressources nécessaires pour poursuivre son cycle.Dans l’Aude, cette situation est devenue suffisamment préoccupante pour que des mesures de restriction des usages de l’eau soient mises en place. Le niveau de crise correspond aux situations où la ressource ne permet plus de satisfaire normalement l’ensemble des usages tout en préservant les milieux aquatiques. Pour nous, vignerons, cette réalité pose une question essentielle :Comment continuer à cultiver la vigne dans un climat où l’eau devient une ressource de plus en plus précieuse ?

Et puis il y a la chaleur

La vigne est une plante méditerranéenne. Elle est naturellement adaptée à la chaleur et à la sécheresse.Mais être adaptée ne signifie pas être invincible.Lorsque les températures deviennent extrêmes, la vigne peut ralentir son activité, fermer ses stomates pour limiter les pertes d’eau et réduire sa photosynthèse. La chaleur, lorsqu’elle est associée au manque d’eau, peut alors accentuer le stress subi par la plante.Et nous devons également composer avec des épisodes climatiques de plus en plus difficiles à anticiper.Hier, nous avions des repères. Aujourd’hui, nous devons davantage observer et nous adapter.

Une autre inquiétude : le risque d’incendie

Dans notre paysage méditerranéen, la sécheresse et la chaleur ont également une autre conséquence : elles rendent la végétation extrêmement vulnérable au feu.L’été 2026, l’Aude connaît une situation particulièrement préoccupante en matière de risque incendie, avec une végétation très sèche et des conditions météorologiques favorables à la propagation des feux. Des mesures de fermeture de certains massifs ont d’ailleurs été prises par les services de l’État. Lorsque l’on travaille au milieu de la garrigue, des vignes et des espaces naturels, le risque incendie n’est pas une notion abstraite.C’est une réalité que l’on voit, que l’on ressent et que l’on redoute.

Alors, comment appréhender l’avenir ?

Peut-être en acceptant justement que nous ne pouvons plus travailler exactement comme hier.Notre métier nous demande désormais de nous adapter en permanence aux conditions climatiques qui changent.Observer davantage.Préserver nos sols.Favoriser la vie et la biodiversité.Réfléchir à la gestion de l’eau.Adapter nos pratiques culturales.Choisir avec attention les cépages et les modes de conduite qui pourront accompagner la viticulture de demain.Et surtout, ne jamais considérer nos pratiques comme définitivement acquises.Car le climat nous rappelle chaque année que la vigne est vivante et que notre façon de la cultiver doit évoluer avec elle.

Préserver aujourd’hui pour transmettre demain

Nous ne savons pas exactement à quoi ressemblera la viticulture méditerranéenne dans 10, 20 ou 30 ans.Mais nous savons une chose : les certitudes d’hier ne peuvent plus être nos seules réponses pour demain.Alors nous avançons, nous observons, nous expérimentons.Avec parfois des inquiétudes, forcément.Mais aussi avec l’envie de continuer à faire notre métier, de prendre soin de notre terre et de transmettre un vignoble vivant aux générations futures.

Être vigneron aujourd’hui, c’est cultiver la vigne.
Mais c’est aussi apprendre à cultiver l’avenir.
🌿


✅ Post du 4 août 2026

La véraison : une étape décisive avant les vendanges

L’été avance et, dans les vignes, un changement discret mais spectaculaire s’opère. Les grappes se transforment, les couleurs évoluent et les raisins commencent à révéler tout leur potentiel. Cette période porte un nom : la véraison.Pour le vigneron, c’est l’une des étapes les plus importantes de l’année. Elle marque le début de la dernière ligne droite avant les vendanges.

Qu’est-ce que la véraison ?

La véraison correspond au moment où les raisins entrent dans leur phase de maturation. Jusqu’alors, les baies sont vertes, fermes et riches en acides. À partir de la véraison, elles changent progressivement d’aspect et de composition.Les cépages rouges passent du vert au rouge, puis au violet, tandis que les cépages blancs prennent une teinte plus dorée et deviennent légèrement translucides.En viticulture, on considère généralement que la véraison est atteinte lorsque 50 % des baies d’une même parcelle ont changé de couleur.

Une transformation bien plus profonde qu’un simple changement de couleur

La véraison est un véritable tournant dans la vie du raisin.À partir de ce stade, les baies commencent à accumuler les sucres produits par la photosynthèse de la vigne. Leur acidité diminue progressivement, les arômes se développent et, pour les cépages rouges, les pigments responsables de la couleur du futur vin se mettent en place.C’est durant cette période que se construit peu à peu l’équilibre du futur millésime.

Le début d’une surveillance quotidienne

Au Domaine Jeanson, la véraison signifie que les observations deviennent encore plus régulières.Nous parcourons les parcelles afin de suivre l’évolution de chaque cépage. Nous observons la coloration des grappes, leur état sanitaire, leur homogénéité et leur rythme de maturation.Chaque parcelle évolue à son propre rythme. L’exposition au soleil, la nature du sol, le cépage ou encore les réserves en eau influencent la vitesse de maturation.Ces observations seront précieuses pour déterminer le moment idéal des vendanges.

La météo, un facteur toujours déterminant

Même si la véraison permet d’estimer une période de récolte, rien n’est encore définitivement joué.Les semaines qui précèdent les vendanges restent décisives. Une vague de chaleur, quelques pluies, des nuits plus fraîches ou au contraire des températures élevées peuvent accélérer ou ralentir la maturation des raisins.Depuis plusieurs années, le dérèglement climatique rend cette période particulièrement délicate. Dans notre région, les épisodes de sécheresse, les fortes chaleurs et les pluies parfois brutales nous obligent à adapter en permanence notre suivi du vignoble.Chaque millésime est différent et demande une observation attentive.

Une année de travail bientôt récompensée

La véraison marque aussi un moment chargé d’émotion pour le vigneron.Depuis la taille hivernale jusqu’à aujourd’hui, chaque intervention a eu pour objectif d’accompagner la vigne dans les meilleures conditions. Après plusieurs mois de travail, nous entrons dans la dernière étape avant la récolte.Les vendanges approchent, mais il reste encore quelques semaines pendant lesquelles la nature décidera du rythme des derniers jours de maturation.Comme chaque année, nous continuerons à suivre nos vignes avec patience et attention afin de récolter les raisins au moment où ils exprimeront pleinement leur potentiel.

Au Domaine JEANSON, nous vous emmènerons dans les prochaines semaines au cœur des vendanges pour vous faire découvrir les différentes étapes qui donneront naissance au millésime 2026.


✅ Post du 15 juillet 2026

Juillet au cœur du vignoble : le mois de l’observation et de la promesse

L’été est bien installé. Les journées s’allongent sous un soleil généreux, les cigales accompagnent nos journées de travail et les vignes affichent un feuillage luxuriant. Pour beaucoup, juillet évoque les vacances. Pour nous, vignerons, c’est un mois décisif où chaque détail compte.
Si les grands travaux du printemps sont désormais derrière nous, le vignoble continue d’évoluer chaque jour. C’est une période où l’on observe davantage que l’on n’intervient. La future qualité du millésime se construit déjà, discrètement, au cœur des parcelles.

La vigne poursuit sa croissance

En juillet, les grappes continuent de se développer. Après la floraison et la nouaison, les baies grossissent progressivement. Elles sont encore vertes, fermes et riches en acides. Le sucre n’a pas encore commencé à s’accumuler : cette étape arrivera avec la véraison, généralement quelques semaines plus tard.Chaque journée influence le développement de la vigne.
L’ensoleillement favorise la photosynthèse, tandis que des nuits plus fraîches permettent à la plante de récupérer.
La météo devient alors un facteur essentiel. Un équilibre entre chaleur et disponibilité en eau est indispensable pour permettre aux raisins de poursuivre leur maturation dans de bonnes conditions.

Observer plutôt que multiplier les interventions

Juillet est le mois où nous passons beaucoup de temps dans les vignes. Nous parcourons chaque parcelle pour suivre l’évolution des grappes, l’état du feuillage et la santé générale des ceps. Cette observation quotidienne nous permet d’anticiper les besoins de la vigne, de détecter rapidement un éventuel problème sanitaire et d’adapter nos pratiques si nécessaire.
En viticulture, prendre le temps de regarder est souvent aussi important que d’agir. Chaque parcelle possède son propre rythme. Selon le cépage, l’exposition au soleil, la nature du sol ou les réserves en eau, leur évolution peut être différente. C’est pourquoi chaque décision est prise au plus près du terrain.

Un climat qui nous oblige à nous adapter

Les étés sont aujourd’hui souvent marqués par des épisodes de chaleur intense et un manque de précipitations. Ces conditions mettent la vigne à l’épreuve et renforcent l’importance de pratiques agricoles capables de préserver les sols et de limiter les effets du stress hydrique. Chaque millésime est différent.
C’est pourquoi notre métier consiste aussi à observer, comprendre et nous adapter en permanence à un environnement qui évolue.

Chaque promenade dans les vignes nous rappelle que le futur millésime est déjà en marche. Et c’est cette promesse, encore silencieuse, qui rend le mois de juillet si particulier.


✅ Post du 7 juillet 2026

Pourquoi avons-nous choisi l'agriculture de conservation des sols ?

Dans notre région méditerranéenne, la vigne fait face à des étés de plus en plus chauds, à des périodes de sécheresse prolongées et à des épisodes de pluies parfois très intenses.

Notre conviction est simple : prendre soin du sol, c'est prendre soin de la vigne.

– PLUS DE MATIÈRE ORGANIQUE :

Les couverts végétaux et les résidus de taille nourrissent le sol, favorisent l'humus et retiennent l'eau. Plutôt que de laisser la terre nue, nous favorisons des couverts végétaux et limitons le travail du sol lorsque cela est possible. Ces pratiques permettent de préserver la vie du sol, de limiter l'érosion, de mieux retenir l'eau et de nourrir naturellement la biodiversité.

– DES SOLS VIVANTS :

En limitant le travail du sol, nous préservons la vie souterraine et améliorons sa structure. Un sol vivant est plus résilient. Il accompagne la vigne dans les périodes difficiles et contribue, année après année, à l'expression de notre terroir.

– DES VIGNES PLUS RÉSILIENTES :

Des racines plus profondes, des vignes mieux ancrées et plus résistantes aux aléas climatiques. L'agriculture de conservation n'est pas une solution miracle. C'est un engagement quotidien, tait d'observations, de patience et de choix réfléchis.

Parce que les grands vins naissent avant tout d'une terre que l'on respecte.
Cultiver aujourd'hui en pensant aux générations de demain.


✅ Post du 16 juin 2026

Gourmandise d'été : apprécié pour sa fraîcheur et sa légèreté

On vous dévoile notre Rosé millésime 2025 Grâce à une maitrise parfaite des étapes de la vinification, notre vin rosé biologique 2025 ne risque pas de vous décevoir. Depuis quelques années nous travaillons nos assemblages à fin de limiter les degrés alcooliques dans nos vins sans toutefois modifier le profil des cuvées que nous produisons. Un juste équilibre. La vinification se déroule selon une méthode de pressurage direct. Les raisins sont pressés sans macération préalable, préservant ainsi la délicatesse des arômes et la fraîcheur des fruits. Cette approche de vinification nous permet de produire un rosé d'assemblage Syrah - grenache délicat, frais et parfaitement équilibré, capturant l'essence même de notre terroir. Si notre rosé est très apprécié en été, c'est qu'il offre une belle fraîcheur. Ses arômes fruités sont aussi très agréables et légers. L'accord met et vin est facile, que ce soit avec un pique-nique, une grillade, un plat traditionnel, ou encore une cuisine gastronomique. Plutôt abordable, le vin rosé se déguste alors tout l'été, mais aussi toute l'année. On vous souhaite une bonne semaine prenez soin de vous. L'abus d'alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération



✅ Post du 20 mai 2026

La fleur de vigne : un évènement dans le vignoble

Comme les fleurs ou les arbres fruitiers, la vigne fleurie, ce stade de la végétation s'appelle la floraison. Cette période du cycle végétatif de la vigne est extrêmement important car il nous indiquera la valeur qualitative de la récolte et sa précocité suivant la date de floraison. La vigne cultivée pour la production de vin est donc capable de s'auto-polliniser : la fécondation a lieu le plus souvent au sein même de la fleur, et tous les ceps sont capables de produire du raisin. Une légère brise suffit pour la pollinisation. Ce qui n'empêche pas les insectes de venir butiner et de profiter eux aussi des bonnes odeurs des fleurs de vigne ! Des insectes pollinisateurs très nombreux en cette période surtout dans nos vignes que nous travaillons en agriculture biologique et agriculture régénérative. Nous avons eu un hiver pluvieux et ay combien bénéfique pour nos cultures et notre région qui subit depuis plusieurs années une sécheresse historique. Bien sûr pendant la floraison, la croissance de la vigne continue et pourra atteindre 5 cm par jour en période chaude et humide. Prochaine étape : la nouaison / fermeture de la grappe.



✅ Post du 10 mars 2026

Le printemps dans les vignes : le réveil

Après le repos hivernal, il est temps pour la vigne de commencer un nouveau cycle. L'atmosphère se réchauffe et la vigne se réveille, la sève remonte dans les rameaux qui n'ont pas été coupés et "pleure". Cela annonce la première phase du nouveau cycle : Le débourrement. Le débourrement marque la fin de la période de dormance hivernale et, pour beaucoup d'entre nous, signe l'arrivée du printemps. Les bourgeons éclosent, la nature se réveille ... c'est donc le développement et l'ouverture de bougeons. Une phase redoutée par les vignerons, car la vigne est vulnérable au gel. cela peut mettre la récolte en péril. Surtout que cette année 2026 le réveil de la vigne est en avance de 10 à 15 jours, comparé à 2025. Alors on croise les doigts que la météo soit clémente pour cette saison printanière. Sur la phot, vous pouvez voir un bourgeons du cépage Sauvignon. à bientôt



Rendez-nous visite sur nos différents lieux de ventes. Nos Horaires d'ouverture.

Chai de Vinification

Rue Pierre Andrieu 11700 Puichéric Du Lundi au Vendredi : Matin  9h00 à 12h15 Après midi 14h00 à 18h00

Tabac Presse Caveau

Place Cambriel Bessière 11700 Puichéric Du Lundi au Samedi : Matin  7h00 à 12h30 Après midi 14h00 à 19h30 Dimanche : 7h00 à 12h30